Developmental benefits is mental ?
Nettement moins classique: le mode d’emploi: « Montrez à votre enfant comment le poisson fait des bulles sous l’eau. Demandez à votre enfant d’imiter le bruit des bulles. Jouez à « prendre et à donner » pour stimuler la motricité et la perception. Encouragez la perception tactile en laissant l’enfant explorer les nageoires ».
Sachez également que ces poissons développent la cognition, la concentration, la perception et la motricité. Vous n’avez pas l’impression qu’il manque une catégorie dans cette liste ? Une catégorie « fun » !
Sérieusement, on pourrait arrêter le délire éducatif là ? C’est quoi ce mode d’emploi du développement cognitif de l’enfant ? Déjà, si ça rendait intelligent, ça se saurait, soyez-en sûrs. Ensuite, merci la spontanéité dans les relations avec le bébé... le laisser explorer les nageoires ? Pauvre petit, quelle faveur... et, toujours aussi sérieusement, ça ne vous dit pas de jouer ? Sans complexe, sans préméditation pédagogiconne, sans chronométrage de la durée pour optimiser le développement cérébral du pauvre schtroumpf qui ne vous a rien demandé.... juste jouer, interagir si vous préférez, en y prenant plaisir tous les deux...
C’est avec un pincement au coeur que je constate qu’il faut expliquer aux gens ce que c’est que jouer. Sommes-nous devenus des sénateurs compassés pour qu’on ait besoin de nous rappeler ce qu’est un éclat de rire ? Que nous est-il arrivé pour que nous ne soyons plus capable d’inventer nos propres règles du jeu, au fur et à mesure que le jeu se construit, justement ? Avons-nous tant besoin d’une prison d’instructions ?
Alors, si vous choisissez d’éduquer votre enfant conformément aux modes d’emploi qui sont à la mode, en voici un de plus. « Comment sourire: relevez les commissures de vos lèvres, plissez les yeux et faites-les pétiller. Si vous vous en sentez l’humeur, laissez échapper un ahah en faisant vibrer vos cordes vocales. Répétez aussi souvent que possible. Peut avoir des effets secondaires chez les personnes vous entourant: manifestations d’hilarité ou de joie. Ne développe ni la motricité ni la coordination, mais rend heureux et libre ». C’est tellement plus important que la course au développement psycho-pédagogique, non ?
Couverture de bébé tricotée
Voici donc le résultat:


Fidèle à mes habitudes, le tissus est importé des Etats-Unis; c’est le 2D Zoo d’Alexander Henry, un grand classique disponible au yard, par exemple chez Fabricworm sur Etsy.
La laine vient de Phildar, en 100% coton.
Magnifique fil de broderie pour le bourdon du revers issu de mes stocks personnels, sans référence.
Quelques instructions:
La bordure est réalisée en jersey droit, d’une pièce. Cela veut dire que vous aurez à réaliser quelques rangs en jersey droit, puis une grande quantité de rangs qui commenceront et finiront par du jersey droit.
Le centre de la couverture est un classique maille à l’endroit/maille à l’envers.
Attention, la réalisation de la bordure avec un point différent distend la couverture qui n’est pas parfaitement carrée. Si vous cherchez à réaliser un carré parfait, utilisez le même point.
La partie prise de tête fut la couture du tissus sur de la laine extensible, soit un bon 60% du temps de réalisation.
Pour cela, taillez votre pièce de tissus, repliez les bords, puis cousez-la à la machine sur le tricot (ça a l’air simple mais ça prend une heure de placement).
Pour masquer la vilaine couture de la machine, refaite toute la couture avec un joli fil de broderie épais, torsadé et mercerisé. Un simple point arrière suffit. Et pour achever de vous détruire les doigts, utilisez un point de bourdon sur l’envers du point arrière. Vous obtenez ainsi une jolie bordure sur l’envers de la couverture.
La taille standard de ce type d’ouvrage est un petit 80x80cm. Le tricot étant extensible, je crois bien que la mienne fait 1,10m... mais ça me permet de l’utiliser pour me réchauffer en regardant un film. Le chat l’apprécie également beaucoup...
Les murs se montent...
Côté technique: rails, isolation au chanvre (un souvenir d’enfance de laine de verre qui se mettait jusque sous les sous-vêtements pour vous gratter pendant des semaines a généré un veto complet de ma part sur ce type de matériau). Plaques de BA 13 de part et d’autre du mur. A l’heure où je vous parle, le mur est fermé, à l’exception des plaques comportant des prises électriques. Au lieu de faire du shopping comme tout le monde, je suis demain matin de sortie Castorama pour des prises.

Les rails sont également montés entre la chambre et le couloir, ainsi que la porte de notre chambre. Les câbles électriques sont sous gaines, et les rainures sont en parties faites, grâce à l’aîné de mes neveux, très efficace avec un marteau pneumatique.

Les plaques de polystyrène sont descendues petit à petit... long, inintéressant et douloureux dans les bras...
Pourquoi des dalles de plafond en polystyrène ?
Voilà environ une semaine que l’aîné de mes neveux et moi avons commencé à attaquer les dalles de polystyrène qui « ornent » le plafond du deuxième étage. Je m’attendais au pire; quand on colle ces dalles, c’est en général que le plafond est de mauvaise qualité.
Eh bien non.
Sous les dalles, un plafond sain, lisse, parfaitement plâtré.
Et nous nous acharnons à enlever ces horreurs petit morceau par petit morceau, avec à l’occasion la spatule qui dérape et entame le plâtre. Nous laissons de grandes traces de colle. Mais dessous, le plâtre, parfait.
Pourquoi ?
Pourquoi payer plus cher ces atroces dalles au motif pompeusement Louis XVI, qui de toute évidence ne collent pas avec les petits douze mètres carrés de chambre, au lieu de se contenter de trois heures de peinture ? Pourquoi pas un plafond blanc ?
Je ne comprends pas.
Le petit électricien et les petites détapisseuses

Il faut dire que j’ai fait quelques demandes un peu osées à propos de notre schéma électrique... surtout dans notre chambre. Deux fois deux prises de courant de part et d’autre du lit, derrière les tables de nuit pour que nous ayons chacun notre lampe de chevet et notre réveil branchés sans multi-prise (les multi-prises, encore un ramasse-poussière), puis, au-dessus de la table de nuit, un interrupteur chacun, pour éteindre le plafonnier et la lumière d’ambiance sur la commode (donc rupteurs, parce que les va-et-vients à trois prises, c’est de l’infâme bricolage), et encore une prise, accessible, parce qu’il ne faut pas se leurrer: quand la chambre sera finie, elle sera tellement belle que nous y regarderons des films sous la couette. Quant on a un ordinateur portable, on le promène partout !
Cela dit, merci à toutes les petites mains de ce week-end bien rempli !
Intéressons-nous notamment aux petites mains, celles qui font les travaux peu gratifiants, peu intéressants, mais nécessaires, comme détapisser. Que cette activité est passionnante... mais nécessaire... ci-dessous Maminouchette armée de son fidèle Vaporetto, l’ami du détapissage. Au rang des bonnes surprises: un mur en relativement bon état sous deux épaisseurs de papier peint. C’est déjà ça de pris !
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Encore un week-end de travaux bien validé !
Prochaine étape: les cloisons...